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Chronique : A la croisée des chemins

Chronique  : A la croisée des chemins

Tous les jours un réalisateur, invité sur Le Festival des 3 Continents, évoque les éléments clés de sa carrière. A travers un court entretien, les cinéastes dévoilent les rencontres et films qui ont changé leur vision du cinéma. En somme, leur croisée des chemins.


Rencontre avec Marcos Pimentel, réalisateur brésilien du documentaire en sélection officielle, Sopro (Brésil 2013 documentaire 73′portugais).

Quelle est LA rencontre qui a changé votre façon de faire du cinéma  ?

Celle-ci s’est passée pendant la réalisation de mon court-métrage Nada con nadie (Nothing with no-one- DVCAM / 14 min / 2003 – Documentary, Cuba) . Ce documentaire dévoilait le quotidien d’un homme isolé sur une montagne. Son rapport à l’image était totalement innocent  : pas de miroir, ni d’écran. Il n’avait aucune notion de représentation à travers un objectif, ce qui était fascinant à filmer. J’ai ressenti pleinement la responsabilité que j’avais en tant que réalisateur, je devais aborder cette personne avec un maximum de sensibilité.

Votre film, scène ou phrase culte  ?   

La plupart des films provenant du cinéma ukrainien, kazakh ou biélorusse. Une manière de filmer les moments forts de la vie, tels que la mort ou l’amour, de façon simple et sans prétention. Ce type de réalisation me touche car elle possède une grande profondeur, dénuée d’artifices. Ces films montrent qu’il n’y a pas une seule façon de raconter des histoires, cela a élargi mon horizon cinématographique.

Y a t-il des réalisateurs qui influencent votre travail  ?

Oui, en particulier deux cinéastes des pays de l’est  : Artavazd Pelechian, un réalisateur arménien et Sergeï Dvortsevoy qui est kazakh. Je les admire précisément pour leur manière de filmer la vie avec humilité et simplicité.

 

Céline GARDET

 Angéline DAVY – Photographe