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[The Lunchbox] Une recette qui fonctionne

[The Lunchbox] Une recette qui fonctionne

Le destin. Le maître-mot de The Lunchbox c’est effectivement le destin. Tout part d’une erreur de livraison du “dabbawallah”, qui livre chaque midi aux employés de bureau, les fameuses “lunchbox” préparées à la maison.

Une simple boîte comme messager

Nous sommes à Mumbai, en Inde. Saajan Fernandes, un employé proche de la retraite, interprété par l’acteur Irrfan Khan, reçoit sa lunchbox comme tous les midis. Mais en ouvrant la pochette qui transporte quatre petites boites métalliques, Saajan découvre vite que le repas qu’il a sous les yeux n’est pas celui qu’il a pour habitude de recevoir. Il sent, regarde, inspecte cette nourriture inconnue et finit par y goûter pour le plus grand plaisir de ses sens.

De son côté, Ila Singh, jouée par Nimrat Kaur, est une jeune indienne mère au foyer qui passe des heures dans sa cuisine à préparer de bons petits plats qui seront livrés à son mari le midi. Mais au grand désespoir d’Ila, ce dernier a pour habitude de retourner les lunchbox pleines et se garde bien de la complimenter sur sa cuisine. Pourtant, un jour, à sa grande surprise, Ila réceptionne la box de son mari vide. Très étonnée, elle est même heureuse de se dire que, pour une fois, son époux a apprécié les plats qu’elle lui a concoctés avec amour. Malheureusement, elle comprend vite que ce n’est pas son mari qui a reçu son plat et décide alors de glisser un mot dans la lunchbox pour remercier cet inconnu. Commence alors un échange épistolaire plutôt atypique avec, en guise d’intermédiaire, cette lunchbox…

Une solitude qui rapproche

Un scénario singulier qui nous présente deux personnages que tout oppose. Ils ont, cependant, comme point commun cette solitude qui les ronge. La solitude d’une femme qui se sent délaissée par son époux et celle d’un homme d’une soixantaine d’années, veuf, aigri et pas franchement épanoui…Cette boîte c’est donc le moyen pour ces deux êtres de se confier, de se soutenir et de rêver ensemble à un avenir plus gai.

L’histoire de la vie…

Certains reprocheront le côté improbable du scénario parce que, oui, communiquer par l’intermédiaire d’une lunchbox, ce n’est pas vraiment commun… et après ? C’est un film émouvant et tout en finesse. Les gros plans qui dominent largement le film mettent l’Être, l’Homme au cœur de l’histoire : ses peurs, ses craintes, ses souffrances mais aussi ses joies et son espoir dans la vie.

L’importance du destin est souvent traitée au cinéma, par exemple dans N’oublie jamais de Nick Cassavetes (2004) ou Reviens-moi réalisé par Joe Wright (2007)… Mais à la différence de ces films, The Lunchbox ce n’est pas une histoire d’amour. Une histoire d’amitié peut-être ? Non plus. The Lunchbox c’est finalement l’histoire de la vie, pleine d’imprévus et qui, bien que parfois très dure, sait se montrer belle pour qui sait la prendre comme elle vient.

Clémence Tixier-Purorge

[A écouter] –  Chronique de Iglika Stankova  – Bandes-son des films indiens

« Les bandes-son, fortement inspirées par l’Occident notamment par le jazz et le rock, s’éloignent peu à peu de la musique traditionnelle indienne…»

 

Fiche technique
Film et réalisateur : The Lunchbox (titre original : Dabba) réalisé par Ritesh Batra
Pays : Inde
Année : première sortie le 20 septembre 2013 en Inde
Durée : 104 minutes
Première diffusion : Mardi 19 Novembre lors de la soirée d’ouverture du festival à 19h00 au Grand T