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[Pronostic de la rédac’] 3, 2, 1… Continent !

[Pronostic de la rédac’] 3, 2, 1… Continent !

Après une semaine intense passée au cœur du Festival des 3 Continents, l’heure est aux pronostics. Quel cinéaste repartira avec la montgolfière d’or cette année  ? La rédaction prend les paris.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en parallèle de la rencontre au sommet entre la France et l’Ukraine. Au même moment au Grand T, une joute entre neuf longs-métrages s’engageait. Le F3C, comme on l’appelle affectueusement depuis une semaine, est avant tout une compétition. Des neuf cinéastes, un seul repartira avec la récompense ultime.
De notre côté, l’expérience n’aurait pas été complète si l’on ne s’était pas pris au jeu des paris.
Cette année, le festival oscille entre diversité et expériences cinématographiques fortes. Sur les neufs films en compétition, huit nationalités sont représentées. Je ne suis pas lui de Tayfun Pirselimoglu et sa construction cyclique nous a perturbé. Sopro de Marcos Pimentel, avec sa représentation grandiloquente et décadente d’un village brésilien reculé, nous a subjugué.

Le petit Poucet

Si la décision nous revenait, nous choisirions sans aucun doute Bending the rules de Benham Behzadi. Dans l’étroite lignée du cinéma de Asghar Farhadi, le cinéaste livre un regard à la fois moderne et introspectif sur son époque. Il signe une véritable œuvre ancrée dans son époque en opposant deux figures de la société iranienne : la jeunesse avide d’émancipation face à l’autorité patriarcale post-révolutionnaire. Avec sa mise en scène théâtrale et son parti pris de réalisation, le film transporte le spectateur au cœur du propos. Le film a tout pour gagner. Moderne et critique, le long-métrage dispose de toutes les qualités pour remporter le titre suprême.

Tête de série

Mais l’ombre du favori Wang Bing plane. Avec un film massif d’approximativement 4 heures, le réalisateur chinois pourrait tout à fait signer un hat trick, après deux Montgolfières d’or en 2003 et 2012. Il est la grande star du Festival. Ceux qui l’ont vu le savent, ‘Til  Madness Do Us Part prend aux tripes. Au-delà du simple documentaire, Wang Bing propose une fresque humaine et politique d’un hôpital psychiatrique chinois. Sombre et délirant, le cinéaste traite son sujet avec une objectivité confondante.
On l’a d’ailleurs croisé hier après-midi à Cosmopolis. Sa décontraction apparente a laissé s’envoler nos derniers doutes quant à l’issue du choc des 3 Continents. Il s’enfilait des cupcakes comme d’autres enfilent les buts.
On en mettrait la main à la poche : Wang Bing va gagner.

La Team Preview