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Le Festival dans 3 Continents mais pas que !

Le Festival dans 3 Continents mais pas que !

La réputation du Festival des 3 Continents s’est étendue en 35 ans sur le globe, portant l’emblème de la Montgolfière à des milliers de kilomètres de Nantes.

Le Festival des 3 Continents, depuis l’origine, c’est 3 000 films projetés, venant de 100 pays, présentant 1200 artistes. Mais pas seulement : c’est aussi une équipe de plus de 40 personnes, des traducteurs, des agents de billetterie, un jury, des chauffeurs, des projectionnistes, des régisseurs, des barmen, le personnel des salles de plusieurs cinémas, des étudiants, des partenaires, des bénévoles… depuis 35 ans !

Dévoué à la présentation de longs-métrages et documentaires d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine, le Festival des 3 Continents est l’un des plus importants festivals de la ville de Nantes. Mais, encore une fois, pas exclusivement ! Sa réputation va bien au-delà de nos périmètres ligériens, ou bien au-delà de nos frontières françaises.

« Au Brésil cet événement est connu et reconnu par les professionnels du cinéma  », explique Marcos Pimentel, réalisateur brésilien – concurrent cette année à la Montgolfière d’or. Au-delà de la renommée du festival, le cinéaste apprécie le choix des films proposés durant l’événement : «  J’aime le concept du festival, il ne s’attarde pas sur les grands moyens mais sur les bonnes idées des films  ».

Certains réalisateurs peu connus dans leur pays d’origine ont eu le privilège de participer à la compétition du Festival des 3 Continents et de remporter plusieurs prix dont la célèbre Montgolfière d’or. Rien de bien particulier jusque-là me diriez-vous. Pourtant, une fois ces récompenses ramenées au pays, les réalisateurs sont acclamés et jouissent d’une notoriété nouvelle. La reconnaissance internationale leur permet paradoxalement d’être reconnus dans leur propre pays.

En 1983, le réalisateur taïwanais Hou Hsiao-Hsien a eu l’honneur de remporter la  Montgolfière d’or pour son film The Boys of Fengkuei. Bien des années plus tard, après divers prix internationaux, il sera nominé pour la Palme d’or au Festival de Cannes pour Three times (2005). En 2012, Taïwan lui rendra même hommage durant le Taïwan Film Festival, avec plusieurs de ses œuvres à l’écran.

Film International, journal en ligne suédois sur l’industrie du cinéma, arbore d’ailleurs un article des plus intéressants sur le Festival des 3 Continents. Une impression in situ d’un journaliste de leur rédaction qui nous donne son ressenti en tant qu’étranger sur le festival de 2012 est à lire ici en anglais. Hormis ses regrets sur le fait que les discours et échanges se déroulent exclusivement en français, et que le sous-titrage anglais ne soit pas toujours présent, le critique salue la programmation ciblée et sa pertinence : « This is certainly not one of the largest festivals in the world today, but this is certainly one of the better focused and properly sized. I sincerely hope I will have an opportunity to return in the future. » ( En français : « Ce n’est pas l’un des plus grands festival au monde, mais c’est certainement l’un des mieux ciblés et dimensionnés. J’espère sincèrement avoir l’occasion d’y revenir dans le futur. »)

Ce qui fait du Festival des 3 Continents un rendez-vous à la renommée internationale c’est la qualité des œuvres choisies durant la compétition. Cet événement est un véritable tremplin pour les réalisateurs en mal de fonds budgétaires et de notoriété, tous deux nécessaires à la poursuite de leurs travaux (serait-ce donc un monde capitaliste ? M’aurait-on donc menti !). Certains sont même devenus des réalisateurs de renommée mondiale gravissant les podiums des plus grands festivals comme ceux de Venise, Berlin ou Cannes.

Vous l’aurez compris, l’Amérique Latine, l’Afrique et l’Asie sont des continents très friands du Festival des 3 Continents, mais pas que ! Sa notoriété dépasse son identité basée sur ces trois continents : elle atteint les pays d’Europe mais aussi l’Amérique du Nord où des organisateurs de festivals internationaux comme Tom Davia participent à l’événement.

À quand le drapeau de la montgolfière sur la lune ?

Gianni Castillo